02.01.2006
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"Je te donne la plume, moi j'en veux plus."
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Pour collaboration.
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31.12.2005
8.
Et depuis les hauts sommets, je voyais dégringoler la neige, somptueuses avalanches. Le ciel brillait d'insolence. Le coeur n'y était plus.
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28.12.2005
7.
Le préambule libertain de ma promesse règne avec fracas sur le silence extatique de l'hiver. J'étais Celui. N'en déplaise aux rois d'excellence, mon pouvoir salvateur me rendait digne de ma situation.
16:27 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
6.
Le ciel, les étendues de terre, la ligne d'horizon même se sont noyés dans l'immaculé.
Il fait un peu froid, là haut.
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5.
Ainsi l’évasion transcendante à l’onirisme inaltérable libéré d’éphémère trônait à mes côtés en ces soirs teintés d’ombres. Leur présence seule suffisait à éclairer l’univers en plein. Nous connaissions des nuits somptueuses, baignés dans la saveur de cette escale précaire. Mon Eden retrouvé.
Mais.
La terre invita le soleil dans sa course, les hommes tombèrent malades. Et mes chevaliers devinrent ceux que l’on nomma étoiles.
09:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
0.
( A esquisser un sourire du coin des yeux, et sans savoir si, dissimulé par le fard blanc d'un visage épris d'insaisissable, quand le clown s'en retourne à son incertitude, quand le spectacle est terminé. A s'en remettre à ce que l'on ne voit plus. A s'en émouvoir aussi.
Vous aimeriez savoir l'immensité du jour et l'étendue de l'éclat des astres. Aujourd'hui le ciel s'est embrasé du blanc de l'absence. Du moins a-t-il voulu y croire. )
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4.
La table ronde se dressait dans la sombre immensité selon des dimensions célestes, là où siégeait l’honneur de ses seuls héritiers. Il ne fut pas question de combats meurtriers, aux parfums juvéniles, de vigueur insensée. Mes princes, quoique n’arborant ni cheveux blancs, ni toges somptueuses, s’entêtaient de sagesse en guise d’apprentissage.
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27.12.2005
3.
Spleen orangé aux essences de félicité. La neige est tombée ce matin, je crois. Je me suis assis sur les remparts de mon royaume et j’ai contemplé le temps de quelques siècles le brouillard infini et blanc d’inconnu qui s’étalait sous l’égide de ce qu’ils appelaient depuis peu ma folie. Tandis que, sous mon manteau de gel, je guettais la venue des mes princes.
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2.
Qu’en est-il de celui que l’on incrimine à tort d’innocence ?
L’entêtement paradoxal, l’automne que l’on mêle aux passions. L’invraisemblable.
17:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
1.
Je me jouais d’un mutisme fantasque, attirant ce qui n’étaient dès lors plus regards mais suspicion. J’étais le somnambule aux mains de verre, que l’on n’ose bousculer dans ses rêveries supposées, sa léthargie vagabonde immobile pourtant, de peur de briser dans sa course les reines du vide enchanteur. Le rien. Je ressentais la moindre haine, le moindre amour comme l’extase qui surprend l’inébranlable, la sensation pénétrante que je devenais monde. Les biens essentiels se divisaient sous l’ordre d’un accord tacite entre le Tout et Moi, je m’en accommodais sans geindre. Mon empire brillait dans l’inconscient des hommes, ils voyaient là la réussite de l’incrédule, la victoire de la réflexion sur l’acte. Je jubilais.
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